PME : comment éviter qu’un stock trop important
Un entrepôt rempli peut donner l’impression que l’entreprise est parfaitement préparée à répondre à la demande.
Financièrement, la situation peut pourtant être moins favorable.
Chaque produit acheté et encore présent en stock correspond à de l’argent qui a déjà quitté le compte bancaire mais qui n’a pas encore été récupéré grâce à une vente.
Lorsque les volumes deviennent trop importants, plusieurs milliers d’euros peuvent ainsi rester immobilisés pendant plusieurs mois.
Identifier les références qui tournent lentement
Toutes les marchandises ne se vendent pas au même rythme.
Il est utile de distinguer :
les produits vendus très régulièrement ;
les références saisonnières ;
les articles dont les ventes diminuent ;
les produits rarement commandés ;
les stocks devenus presque immobiles.
Cette analyse permet de repérer les références sur lesquelles l’entreprise immobilise inutilement des ressources.
Mesurer la rotation des stocks
La rotation permet d’observer la vitesse à laquelle les marchandises sont renouvelées.
Un produit acheté puis vendu rapidement immobilise relativement peu longtemps la trésorerie.
À l’inverse, une référence restant un an dans un entrepôt représente un capital qui ne peut pas être utilisé ailleurs.
Le suivi peut notamment porter sur :
la quantité disponible ;
les ventes moyennes ;
l’ancienneté du stock ;
la fréquence des commandes fournisseurs.
Éviter les commandes excessives
Les remises sur volume peuvent pousser une entreprise à acheter davantage que nécessaire.
Une réduction de prix n’est cependant réellement intéressante que si les produits peuvent être vendus dans un délai raisonnable.
Avant une commande importante, il faut donc comparer l’économie obtenue avec :
le besoin réel ;
la vitesse de vente ;
le coût de stockage ;
le risque d’invendus ;
l’impact sur la trésorerie.
Acheter moins cher n’est pas toujours synonyme d’économie.
Définir un stock minimum
Réduire les stocks ne signifie pas travailler sans sécurité.
Une rupture peut entraîner une perte de chiffre d’affaires ou retarder une livraison importante.
L'entreprise peut définir un niveau minimum en fonction :
des ventes habituelles ;
du délai du fournisseur ;
de la saisonnalité ;
de la fiabilité des approvisionnements ;
du caractère critique du produit.
L’objectif consiste à trouver un équilibre entre disponibilité et immobilisation financière.
Adapter les commandes à la demande
Lorsque cela est possible, des commandes plus petites et plus régulières peuvent réduire le montant immobilisé.
Cette organisation nécessite toutefois des fournisseurs suffisamment fiables.
Il faut donc prendre en compte :
les délais de livraison ;
les frais de transport ;
les quantités minimales ;
la régularité de la demande.
Le coût global doit être étudié plutôt que le seul prix d’achat.
Traiter les stocks dormants
Certaines références ne retrouveront probablement jamais leur niveau de vente initial.
Les conserver indéfiniment occupe de l’espace et maintient artificiellement de la valeur dans les stocks.
Selon les produits, l’entreprise peut envisager :
une promotion ;
une vente en lot ;
une offre réservée aux clients existants ;
un déstockage ;
une réaffectation à un autre usage.
Accepter une marge plus faible peut parfois être préférable à conserver le produit plusieurs années.
Anticiper la saisonnalité
Une hausse temporaire de la demande peut nécessiter davantage de marchandises.
Mais la constitution du stock doit être progressive et fondée sur des données réalistes.
Les ventes des années précédentes permettent notamment d’évaluer :
le début de la période forte ;
le volume habituellement vendu ;
le moment où la demande commence à diminuer.
Cette préparation réduit le risque de terminer la saison avec trop d’invendus.
Relier stocks et trésorerie
Le niveau de stock doit également apparaître dans le pilotage financier.
Une entreprise dont le chiffre d’affaires augmente peut paradoxalement rencontrer des tensions de trésorerie si elle doit financer toujours davantage de marchandises avant de les vendre.
Le dirigeant peut donc suivre régulièrement :
la valeur totale des stocks ;
leur évolution ;
leur ancienneté ;
les références à faible rotation ;
les besoins d’achat à venir.
Conclusion
Un stock important n’est pas nécessairement un signe de bonne santé financière. Lorsqu’il dépasse les besoins réels de l’entreprise, il immobilise de la trésorerie et augmente le risque d’invendus. En suivant la rotation des références, en adaptant les commandes à la demande et en traitant régulièrement les stocks dormants, une PME peut libérer des ressources financières tout en conservant la capacité nécessaire pour servir correctement ses clients.
Financièrement, la situation peut pourtant être moins favorable.
Chaque produit acheté et encore présent en stock correspond à de l’argent qui a déjà quitté le compte bancaire mais qui n’a pas encore été récupéré grâce à une vente.
Lorsque les volumes deviennent trop importants, plusieurs milliers d’euros peuvent ainsi rester immobilisés pendant plusieurs mois.
Identifier les références qui tournent lentement
Toutes les marchandises ne se vendent pas au même rythme.
Il est utile de distinguer :
les produits vendus très régulièrement ;
les références saisonnières ;
les articles dont les ventes diminuent ;
les produits rarement commandés ;
les stocks devenus presque immobiles.
Cette analyse permet de repérer les références sur lesquelles l’entreprise immobilise inutilement des ressources.
Mesurer la rotation des stocks
La rotation permet d’observer la vitesse à laquelle les marchandises sont renouvelées.
Un produit acheté puis vendu rapidement immobilise relativement peu longtemps la trésorerie.
À l’inverse, une référence restant un an dans un entrepôt représente un capital qui ne peut pas être utilisé ailleurs.
Le suivi peut notamment porter sur :
la quantité disponible ;
les ventes moyennes ;
l’ancienneté du stock ;
la fréquence des commandes fournisseurs.
Éviter les commandes excessives
Les remises sur volume peuvent pousser une entreprise à acheter davantage que nécessaire.
Une réduction de prix n’est cependant réellement intéressante que si les produits peuvent être vendus dans un délai raisonnable.
Avant une commande importante, il faut donc comparer l’économie obtenue avec :
le besoin réel ;
la vitesse de vente ;
le coût de stockage ;
le risque d’invendus ;
l’impact sur la trésorerie.
Acheter moins cher n’est pas toujours synonyme d’économie.
Définir un stock minimum
Réduire les stocks ne signifie pas travailler sans sécurité.
Une rupture peut entraîner une perte de chiffre d’affaires ou retarder une livraison importante.
L'entreprise peut définir un niveau minimum en fonction :
des ventes habituelles ;
du délai du fournisseur ;
de la saisonnalité ;
de la fiabilité des approvisionnements ;
du caractère critique du produit.
L’objectif consiste à trouver un équilibre entre disponibilité et immobilisation financière.
Adapter les commandes à la demande
Lorsque cela est possible, des commandes plus petites et plus régulières peuvent réduire le montant immobilisé.
Cette organisation nécessite toutefois des fournisseurs suffisamment fiables.
Il faut donc prendre en compte :
les délais de livraison ;
les frais de transport ;
les quantités minimales ;
la régularité de la demande.
Le coût global doit être étudié plutôt que le seul prix d’achat.
Traiter les stocks dormants
Certaines références ne retrouveront probablement jamais leur niveau de vente initial.
Les conserver indéfiniment occupe de l’espace et maintient artificiellement de la valeur dans les stocks.
Selon les produits, l’entreprise peut envisager :
une promotion ;
une vente en lot ;
une offre réservée aux clients existants ;
un déstockage ;
une réaffectation à un autre usage.
Accepter une marge plus faible peut parfois être préférable à conserver le produit plusieurs années.
Anticiper la saisonnalité
Une hausse temporaire de la demande peut nécessiter davantage de marchandises.
Mais la constitution du stock doit être progressive et fondée sur des données réalistes.
Les ventes des années précédentes permettent notamment d’évaluer :
le début de la période forte ;
le volume habituellement vendu ;
le moment où la demande commence à diminuer.
Cette préparation réduit le risque de terminer la saison avec trop d’invendus.
Relier stocks et trésorerie
Le niveau de stock doit également apparaître dans le pilotage financier.
Une entreprise dont le chiffre d’affaires augmente peut paradoxalement rencontrer des tensions de trésorerie si elle doit financer toujours davantage de marchandises avant de les vendre.
Le dirigeant peut donc suivre régulièrement :
la valeur totale des stocks ;
leur évolution ;
leur ancienneté ;
les références à faible rotation ;
les besoins d’achat à venir.
Conclusion
Un stock important n’est pas nécessairement un signe de bonne santé financière. Lorsqu’il dépasse les besoins réels de l’entreprise, il immobilise de la trésorerie et augmente le risque d’invendus. En suivant la rotation des références, en adaptant les commandes à la demande et en traitant régulièrement les stocks dormants, une PME peut libérer des ressources financières tout en conservant la capacité nécessaire pour servir correctement ses clients.
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